Le cortisol

février 27th, 2017 | by Alain Boissieu
Le cortisol
Non classé
0

Il est produit par les glandes surrénales et stimule la néoglucogenèse qui est la synthèse du glucose à partir d’éléments non glucidiques, notamment deux acides aminés : l’alanine et la leucine, durant la fin du jeûne. Lorsqu’il y a exercice physique, donc stress physiologique, le glucagon, le cortisol mais également l’adrénaline et la noradrénaline (hormones hyperglycémiantes) sont libérés en grande quantité afin de faire face au besoin important de l’organisme en glucose.

Sous l’effet de ces hormones, le rythme cardiaque s’accélère, la ventilation pulmonaire augmente ainsi que le débit circulatoire. Le besoin d’énergie allant croissant, ces hormones ont une importance métabolique en favorisant l’utilisation du glycogène et la libération des acides gras.

On peut considérer l’exercice physique comme un état de stress volontairement déclenché durant lequel sont libérés l’adrénaline puis le cortisol, qui afin d’adapter l’organisme à l’effort, mobilisent des réserves organiques.

Le glucagon, dont les effets métaboliques sont identiques à ceux de l’adrénaline, stimule la néoglucogenèse à partir des acides aminés à un certain niveau d’effort physique contribuant ainsi au maintien de la glycémie. En limitant l’utilisation du glucose au niveau cellulaire, le cortisol préserve les besoins du cerveau. L’hormone de croissance (GH) aide à la libération des acides gras.

L’aldostérone( corticosurrénale) agit sur la rétention du sodium et l’équilibre en potassium alors que l’hormone anti-diurétique (ADH) agit sur la rétention d’eau. Ces adaptations hormonales successives permettent à l’organisme de réagir efficacement à l’état de stress créé par l’exercice physique (c’est le médecin endocrinologue Hans SELYE qui a décrit en termes de « General Adaptation Syndrome » (G.A.S.) la réponse de l’organisme au stress).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *