La sensibilité musculaire

mai 8th, 2017 | by Alain Boissieu
La sensibilité musculaire
Non classé
0

Il est important de pouvoir comparer la performance d’un muscle par rapport au travail demandé. On doit pouvoir savoir si la force instantanément dégagée par un muscle correspond bien à celle qu’on lui commande d’exercer.

Comment peut-on déterminer le nombre d’unités motrices supplémentaires qui doivent être activées pour soulever une charge de 200 kg plutôt qu’une charge de 100kg ? L’information est obtenue grâce à l’activité de récepteurs spécialisés : les fuseaux neuromusculaires. Un muscle volontaire contient dans sa partie charnue un grand nombre de ces structures attachées à son enveloppe conjonctive. Lorsque celui-ci se contracte, elles font de même.

Les fibres musculaires intrafusales se différencient des autres fibres musculaires par une zone centrale démunie de myofilaments mais possédant plusieurs noyaux. Cette zone est encerclée par des terminaisons primaires ou annulo-spirales.

L’étirement les déforme et provoque l’envoi d’influx le long des neurones afférents. Supposons que les fibres musculaires extrafusales exercent une contraction anisométrique et isotonique, la tension demeurant faible et constante dans les cellules. Les fibres du fuseau se contractent et s’étirent comme les autres pendant le mouvement. La région centrale subit cette tension constante et faible et les terminaisons nerveuses sont peu excitées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *